A QUOI RESSEMBLE UNE VILLE INTELLIGENTE ?

Songdo: Artificially Yours

En 2050, 70% de la population vivra en ville*. Pour gérer au mieux nos besoins quotidiens, une multitude d’acteurs anticipent déjà le futur de l’urbanisme à travers la « smart city », une ville utilisant les NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication) pour améliorer la qualité des services urbains, réduire ses coûts et optimiser sa gestion des ressources énergétiques. Le terme et le concept sont récents (à peine une décennie) et semblent émerger avec l’arrivée des smartphones et l’envie des usagers d’être hyperconnectés. Une transition technologique donc, mais aussi sociale et écologique.

Songdo, pionnière des villes intelligentes.

A 65 km au sud-ouest de Séoul, en Corée du Sud se trouve Songdo, quartier de la ville d’Incheon. À l’heure d’aujourd’hui, il s’agit du meilleur élève parmi les smart cities mais aussi le plus grand projet de développement réalisé avec des fonds privés (réalisé par le consortium Gale International, Posco et la banque d’investissements Morgan Stanley), son coût s’élevant à près de 35 milliards de dollars. Une ville à la fois hyperconnectée et durable construite dès 2003 qui accueille le siège du Fond Vert pour le Climat. Sa construction devrait être achevée en 2018.

Édifiée de manière à simplifier et améliorer la vie de ses citoyens-usagers, à Songdo les places de stationnement sont à 99% souterraines, laissant la place aux espaces verts tel que cet espace inspiré du Central Park new-yorkais. Ce poumon urbain s’étend sur 41 hectares, soit près de 10% de la surface de la ville. Sous ces espaces verts, l’eau de pluie est recyclée grâce à un système de collecte et de filtration. Les habitants de Songdo jouissent également de 26km de pistes cyclables, encouragés ainsi à délaisser leurs voitures, le métro se distinguant lui aussi par le fait qu’il ne rejette pas de CO2. Les bâtiments sont ultra-connectés, chacun étant équipé de panneaux numériques régulant la consommation des ressources.

En France, Lyon fait figure d’exemple.

L’union Européenne compterait 250 villes intelligentes de plus de 100 000 habitants, Lyon figurant en tête du classement des smart cities françaises établi par le géant informatique Cisco.

Comme vous pouvez le constater sur cette vidéo au Quotient Emotionnel très élevé, la ville est pionnière en Europe en ce qui concerne l’innovation urbaine, l’emploi dans le secteur de la Data, des industries créatives… Et pour cause, La Confluence, une friche industrielle parsemée d’entrepôts, d’usines et de prisons jusqu’en 2005 a fait parler d’elle en dehors des frontières européennes. Ce projet a été proposé à l’organisation japonaise NEDO (organisme de soutien à l’innovation et au développement des énergies nouvelles et des techniques environnementales et industrielles, équivalent de l’ADEME en France) qui y a investi 50 millions d’euros afin de tester de nouvelles technologies énergétiques sur le marché européen,.

À La Confluence, les habitants ont la possibilité de louer des voitures électriques, peuvent suivre et réguler leur consommation énergétique grâce à des tablettes tandis que le quartier tout entier voit sa consommation analysée grâce à un système traitant ces données et les soumettant à la recherche. Déjà équipée de nombreux commerces et pôles culturels (tels que La Sucrière, cette ancienne usine à sucre transformée en galerie d’art et espace culturel), La Confluence intrigue et attire les actifs à la recherche d’un mode de vie durable, mais aussi les jeunes start-up, les entreprises et les médias tels qu’Euronews, qui y a installé ses bureaux.

« Rendre une ville intelligente, c’est avant tout rendre intelligents les réseaux physiques : systèmes de gestion de l’énergie, mais aussi de l’eau, des bâtiments, des transports, de l’éclairage et de l’ensemble des services publics grâce à une supervision en temps réel des actifs de la ville » peut-on lire sur le blog du groupe industriel français Schneider Electric, acteur déjà fortement impliqué dans le processus. Les lecteurs d’Orwell seront probablement pris de panique, s’inquiétant pour la confidentialité de leurs données personnelles.

Il s’agit donc pour les villes intelligentes de relever le défi du développement économique et durable, de la rentabilité des investissements déjà faits (la ville de Songdo n’ayant pour le moment rien rapporté à ses investisseurs) mais également celui de la sécurité informatique et de l’anonymisation des données recueillies.

*Source: WWF.

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